Union Antifasciste Toulousaine

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Dieudonné privé de Halle aux grains

Par uat :: 18/04/2009 à 14:05 :: Général

Dieudonné privé de Halle aux grains

Le sulfureux humoriste n'a pu obtenir la salle de spectacle. Il jouera finalement le 14 mai à l'hôtel Palladia.

Dieudonné ne pourra pas jouer à la Halle aux grains faute de réservation. Photo archives DDM
Dieudonné ne pourra pas jouer à la Halle aux grains faute de réservation. Photo archives DDM
Dieudonné ne pourra pas jouer à la Halle aux grains faute de réservation. Photo archives DDM

Dieudonné ne jouera pas à la Halle aux grains le 25 avril prochain. La mairie de Toulouse, qui gère la location de la salle de spectacle, a signifié au sulfureux humoriste qu'il ne pourrait pas en bénéficier. Depuis le début de l'année, plusieurs villes de France ont demandé la déprogrammation du spectacle de Dieudonné, « J'ai fait l'con », après ses derniers dérapages : proximité douteuse avec le Front national, invitation sur scène du révisionniste Robert Faurisson, déclarations plus qu'ambiguës sur l'Holocauste, déportés tournés en ridicule etc.

En réalité, la mairie de Toulouse n'a même pas eu besoin d'interdire le spectacle de Dieudonné, l'organisateur de la tournée, Bonnie Productions, ayant omis de payer la réservation de la Halle aux grains. Dès le 19 janvier, l'adjointe municipale à la culture, Nicole Belloubet, confirmait à Bonnie Productions l'annulation de la réservation : « Par courrier en date du 5 septembre 2008, il vous était rappelé la nécessité de nous retourner avant le 5 janvier dernier la convention dûment signée ainsi que le chèque du montant de la redevance. N'ayant eu aucune réponse de votre part dans ce délai, j'ai été contrainte de ne pouvoir maintenir cette réservation ». La production de l'humoriste a alors demandé « de reconsidérer la décision de la ville de Toulouse », espérant une dérogation. Refus de la mairie, trop contente de pouvoir obtenir l'annulation du spectacle sans risquer de passer devant les tribunaux - la production de Dieudonné attaque systématiquement les villes qui le déprogramment. « Je suis plus que soulagé, je suis ravi ! commentait hier le maire de Toulouse, Pierre Cohen. Dès que nous avons su que Dieudonné projetait de jouer à Toulouse, nous avons voulu, comme beaucoup d'élus de France, éviter qu'il se fasse de la publicité et ne se donne en spectacle sur la base de valeurs que nous condamnons. » Pierre Cohen reconnaît que dès le début, il avait de toute façon envisagé la déprogrammation du comédien.

A Bonnie Productions, si on admet « une erreur » pour la réservation de la salle, on dénonce une censure déguisée. « La mairie a pris un prétexte pour annuler ; on aurait pu trouver un arrangement. » Finalement, le spectacle aura bien lieu mais le 14 mai dans la petite salle de l'hôtel Palladia. Reste que la billetterie de la Fnac affiche toujours la date du 25 avril à la Halle aux grains. Dans un dernier courrier, Nicole Belloubet a mis la production en garde : « Toute publicité et opération de commercialisation liées à ce projet constituent une imprudence voire un abus ». 450 personnes ont déjà acheté leur billet. Bonnie Productions espère toutes les faire rentrer au Palladia.

EUROPE : ASCENSEUR POUR LES FACHOS

Par uat :: 16/03/2009 à 12:37 :: Général
EUROPE : ASCENSEUR POUR LES FACHOS

Un documentaire de 52’ de Stéphane LEPETIT et Barbara CONFORTI
Diffusion le 13 mars 2009 à 22h35 dans Spécial Investigation sur Canal+


Le 28 avril, un séisme secoue l’Italie, quinze jours après la victoire de Berlusconi aux élections législatives, Gianni Alemanno, ancien fasciste passé à la droite conservatrice, prend les clés de Rome. Le nouveau maire est acclamé par des bras tendus faisant le salut fasciste.

Alors qu’en France la victoire de Sarkozy a vidé de sa substance la droite radicale, elle ne s’est jamais aussi bien portée dans le reste de l’Europe. Sur fond de crise des idéologies et de récession économique mondiale, l’Europe vire à droite et n’hésite plus à flirter avec l’extrême droite fasciste et néo-nazie, qui préfère désormais les antichambres du pouvoir aux caves où elle s’est formée.

En 2008, l’ultra droite est à son plus haut niveau électoral depuis 1945 dans 18 pays d’Europe. Elle participe à l’exécutif de 4 pays et fait partie de la coalition parlementaire d’un autre pays. On la retrouve aussi au Parlement européen à Strasbourg, où siègent des députés issus directement de groupuscules fascistes et ouvertement négationnistes.

Décomplexés, les nouveaux fascistes se sentent pousser des ailes… Leurs idées font un retour en force dans l’opinion et deviennent politiquement acceptables…

France, Italie, Allemagne, Hongrie, Suède… Un voyage surprenant au cœur de l’europe radicale qui se rapproche du pouvoir. Rencontre avec ces nouveaux fascistes du 21ème siècle… Leurs espoirs, leurs succès, leurs méthodes pour revenir sur le devant de la scène et leurs liens avec les partis et personnalités politiques traditionnels.


TFC-Bordeaux. Trois mois de prison pour un supporter toulousain

Par uat :: 10/03/2009 à 17:00 :: Revue de presse

TFC-Bordeaux. Trois mois de prison pour un supporter toulousain

Après la violente bagarre survenue en marge du match de foot TFC-Bordeaux, samedi, en fin d'après-midi.

Le 23 avril 2008, dans une ruelle du centre-ville, plusieurs supporters des deux camps réunis lors d'un « fight », une bagarre organisée. Photo DR, archives.
Le 23 avril 2008, dans une ruelle du centre-ville, plusieurs supporters des deux camps réunis lors d'un « fight », une bagarre organisée. Photo DR, archives.
Le 23 avril 2008, dans une ruelle du centre-ville, plusieurs supporters des deux camps réunis lors d'un « fight », une bagarre organisée. Photo DR, archives.

Match jugé à « risques » par la préfecture, le TFC-Bordeaux de samedi dernier a joué les prolongations sur le terrain judiciaire. Hier, un supporter toulousain, Nelson P., 32 ans, préparateur de commandes au marché gare, a été condamné pour violences aggravées sur des policiers municipaux à trois mois de prison ferme. Il a aussitôt rejoint la maison d'arrêt de Seysses. Un second pseudo supporter du TFC, Nathanaël T., 21 ans, serveur, a écopé d'une peine de six mois de prison avec sursis. Le tribunal correctionnel, en audience de comparution immédiate, a sanctionné ces deux garçons, reconnus coupables de violence en marge du sulfureux TFC-Bordeaux, samedi après-midi. Visage tuméfié et arborant sous l'œil gauche les restes d'un coquard, Nelson nie farouchement « toute violence envers les policiers ou sur les supporteurs bordelais. »

agitateurs

À côté de lui, dans le box, Nathanaël récuse ces mêmes accusations. Le premier se trouvait à proximité du Stadium « avec un groupe de copains et un billet du match en poche. » Le second se dirigeait vers Saint-Michel « pour acheter un kébab. » C'est pourtant eux que les policiers municipaux identifient « en premier rideau » comme jetant des canettes de bière sur leurs collègues, samedi entre 17 heures et 17h45, sur le pont du Garigliano, face au Stadium. Derrière la municipale, deux cents Girondins surexcités veulent en découdre avec environ 150 Toulousains. Les cinq policiers s'interposent entre les deux groupes de belligérants. Mais ils sont très vite débordés et les inévitables échauffourées entre supporteurs éclatent. Une bagarre « très violente » décrit un agent municipal. L'un d'eux échappe de peu à une fusée traçante lancée à hauteur d'homme par un supporter toulousain. Une policière est tabassée. Au milieu d'un déluge de coups de poings, la police municipale et une patrouille de la brigade anticriminalité interpellent deux Toulousains, Nelson et Nathanaël. Cinq Bordelais sont également arrêtés puis relâchés à l'issue des gardes à vue. En récidive, Nelson P. est épinglé par une note des anciens RG le désignant comme « hooligan d'extrême droite. » Il aurait été vu lors d'une précédente « baston » au Ramier contre des supporteurs nantais. Nathanaël T. reconnaît s'être déjà battu contre des supporteurs de Saint-Etienne en 2007, à Toulouse.


Interdiction de rôder autour des stades

Les condamnations sont assorties d'une interdiction, durant deux ans, de circuler aux abords des stades avant les matchs de foot, dont les enceintes de Bordeaux, Lyon, Marseille et le Stadium de Toulouse. Le passé des deux prévenus n'a pas plaidé en leur faveur. Leurs avocats Mes Etelin et Legros-Gimbert se sont démenés pour limiter les dégâts. Les trois parties civiles, représentées par Mee Bonhoure obtiennent finalement 1000€ de dommages et intérêts. « On aurait pu y laisser la peau », soupire un policier municipal.

LA VéRITé SUR KEMI SEBA ET LE M.D.I !!!

Par uat :: 22/02/2009 à 10:46 :: Général

Toulouse. L'indic des RG fabriquait des bombes

Par uat :: 02/02/2009 à 15:15 :: Revue de presse
Toulouse. L'indic des RG fabriquait des bombes
Attiré par les explosifs, proche de l'extrême droite, le jeune homme s'était pris au jeu pour appâter ses contacts.

Deux mois à peine après le procès de l'incendie de la mosquée de Colomiers par un groupuscule de néo-nazis, une nouvelle audience a replongé, hier, le tribunal correctionnel de Toulouse dans cette même mouvance, preuve de son activisme dans la Ville rose. C'est l'histoire étrange d'un jeune homme alors âgé de 19 ans, fragile psychologiquement, fasciné par les explosifs, et ballotté entre extrême droite et Renseignements généraux (RG), qui s'était lancé dans la fabrication de bombes artisanales…

L'affaire éclate en août 2006. Ce garçon, que nous prénommerons Pierre, après une enfance difficile, brimée même, dans un milieu catholique extrémiste, a quitté le domicile de sa mère et habite depuis peu chez son père, à Saint-Orens. Inquiet du comportement de son fils, un jeune homme replié sur lui-même, ce père découvre qu'il consulte assidûment des sites internet d'extrême droite mais aussi d'autres sites spécialisés dans la fabrication de bombes artisanales.

6 kg d'explosif
Le père file à la gendarmerie. Les gendarmes de la section recherches perquisitionnent et trouvent documentation et matériel. Le jeune homme ne fait aucun mystère : il a fabriqué un mélange explosif qu'il a caché dans la forêt de Préserville. Le mélange, 6 kg de TATP, est instable et les artificiers préfèrent le faire exploser sur place…

Hier, à la barre, Pierre, venu avec sa compagne avec laquelle il a refait sa vie loin de Toulouse, a raconté son parcours. Un parcours étonnant. En 2004, alors dans un lycée toulousain, il est un habitué du coup de poing. « Je me sentais inexistant dans la foule. Être bagarreur, ça me mettait devant la scène. » Il cambriole un magasin de chasse et pêche. Puis, interpellé, il reçoit une curieuse visite pendant sa garde à vue : « Richard », policier aux RG, lui propose de livrer des infos sur ses copains d'extrême droite en échange de la clémence des juges. Le jeune homme, qui veut rentrer dans l'armée est alléché. « Je me suis senti investi d'une mission », plaide-il. « J'étais un sympathisant d'extrême droite mais de l'extrême droite politique pas néo-nazie. » Pierre, qui a déjà bricolé des explosifs, veut appâter ses contacts et leur promet… une bombe. « Richard était de plus en plus exigeant. Il me demandait sans cesse des infos. » Le jeu a duré un certain temps jusqu'à ce qu'un père clairvoyant tire la sonnette d'alarme.


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Un an de prison avec sursis
Pierre a été condamné à une peine d'un an de prison avec sursis et mise à l'épreuve. Le parquet avait requis deux ans avec sursis. « On peut presque se réjouir aujourd'hui car on est passé près d'une catastrophe », a souligné Valérie Noël. La substitut n'a pas remis en cause la recherche d'indics par les RG tout en soulignant que ceux-ci ne pouvaient pas pour autant promettre la clémence des juges, la justice étant un pouvoir indépendant. « Il ne lui a jamais été demandé de fabriquer des bombes », a-t-elle relevé, insistant sur la fragilité du jeune homme. Une analyse partagée par l'avocate du prévenu.


Dépêche du Midi

Débat UAT le 29/01/09 au Pavillon Sauvage

Par uat :: 18/01/2009 à 17:00 :: Communiqué
Depuis le hold up de Sarkozy en 2007 sur les électeurs du FN, l’extrême droite est-elle encore vivante, diluée dans une démocratie sécuritaire ou en pleine recomposition ? Pourquoi nous pensons que la menace persiste ? En quoi les fascistes & co sont-ils les alliés objectifs des patrons et les rejetons du capitalisme ? Voilà toutes les questions auxquelles nous essayerons de répondre....

Quel antifascisme radical en 2009 ?
Débat organisé par l'UAT
Union Antifasciste Toulousaine

Le Jeudi 29 Janvier 2009 à 20h30
au Pavillon Sauvage (
http://www.olibanum.org)
23 Avenue Jean Dagnaux Toulouse






Des fascistes a Toulouse ? !

Par uat :: 18/01/2009 à 16:55 :: Communiqué
Partout en Europe, nous constatons un regain d’activité de l'extrême droite. En Russie et en Espagne des militants antifascistes ont été assassinés, en Italie, en Belgique ou  en Autriche elle occupe des mairies ou des places au gouvernement. En France, l'échec de la  stratégie électoraliste du FN a renvoyé dans la nature ses plus jeunes militants. En toute  logique ces derniers tentent de renouer avec l'activisme à travers une nébuleuse de groupuscules.  Jeunesse Identitaire et Renouveau Français étant les plus visibles.

Toulouse aussi est touchée : incendie de la Mosquée de Colomiers,  inscription fasciste sur la Bourse du Travail, présences de quelques néo-nazis dans certains bars de la  place St Pierre, agressions homophobes, racistes ou contre des militants antifascistes en centre ville. Sans  oublier la nomination d'un membre de l’Opus Dei comme prêtre de l’église de la Dalbade. C’est la première fois qu’un membre de cette organisation catholique, crée pendant la guerre civile espagnole en soutien à Franco, est nommé en France.

Il n'est pas question pour nous de déformer et d'exagérer la réalité.  Même si le sécuritaire gangrène la société, les fascistes ne défilent pas encore dans les rues ! Simplement nous  tenons dans un contexte de crise du capitalisme à rester en alerte, à suivre l'évolution de ces groupuscules et à s'y  opposer dès que possible. Même si aujourd'hui, ils ne représentent rien ou pas grand chose, il se pourrait fort bien que le pouvoir en difficulté profitent de ces alliés naturels. L'histoire l'a montré à de nombreuses reprises et malgré l'image de "rebelle", "anti-système" que l'extrême droite essaye de se fabriquer pour attirer à elles toutes les victimes du capitalisme, ne doutons pas qu'elle connait bien ses maîtres : le pouvoir et le patronat.

L’exemple du bombage de la Bourse du travail « clandestins dehors » (signé par les Jeunesses Identitaires) juste en dessous d’une banderole de soutien aux sans-papiers le montre !. Leur activité est en accord avec la politique sécuritaire du gouvernement, qui est en réalité  l’application de plusieurs projets de l’extrême droite.

Repétons-le ! Il n'est pas question pour nous de voir des "fascistes"  partout ! Simplement nous croyons que si la crise du capitalisme dure [et elle durera malgré les milliards  retrouvés miraculeusement et les déclarations apaisantes des technocrates de l'état], nous risquons  de voir grossir ces différents groupuscules. Ne focalisons pas sur ces pantins du pouvoir mais  continuons à veiller pour ne pas un jour nous réveiller avec une désagréable surprise...

Ne minimisons pas le danger, ne l'exagérons pas ! L'ennemi reste le  capitalisme. C'est pour cela que les militants de l'UAT ne focalisent pas sur l'antifascisme mais s'investissent aussi pour la fermeture des centres de rétention, se battent pour le droit des étrangers et plus  généralement avec tous les oppriméEs pour plus d'égalité et de liberté !

Concrètement nous appelons tous les anticapitalistes de Toulouse et des alentours à considérer ce danger potentiel. Il appartient à toutes et tous de se sentir  concernés. L'UAT continuera son travail d'information et de mobilisation face à l'extrême droite sous toutes ses  formes. N'hésitez pas à nous soutenir en diffusant le matériel que nous mettons à disposition, ou en  participant aux mobilisations à venir.

Les fascisme c’est comme la gangrène, on l’élimine ou en crève !

2002-2008 : COMMENT NICOLAS SARKOZY A VIRÉ DE BORD

Par uat :: 14/01/2009 à 22:53 :: Revue de presse
14/01/2009 - Depuis plus de six ans, Nicolas Sarkozy dirige la politique française de l'immigration. De 2002 à 2007 comme ministre de l'intérieur - sauf entre mars 2004 et mai 2005, quand Dominique de Villepin le remplace à ce poste -, puis comme président de la République. En 2007, il a confié à un fidèle, M. Hortefeux, le soin de prendre le relais. La politique d'immigration est donc l'un des rares domaines où l'on peut, sur la durée, évaluer ses choix, méthodes et résultats.

Lorsqu'il prend ses fonctions en 2002, Nicolas Sarkozy est soumis à un cadre accepté par les grands partis de gauche et de droite, après trente ans de bataille politique. Il a fallu dix ans (1974-1984) pour que soit reconnu aux étrangers en situation régulière le droit de rester en France, malgré le chômage, quelle que soit leur nationalité, Valéry Giscard d'Estaing ayant échoué à faire repartir de France la majorité de l'immigration nord-africaine. Il a fallu encore quinze ans (1984-1999) pour que droite et gauche acceptent l'idée que l'arrivée de nouveaux immigrants continuerait de se produire dans le futur, dans le cadre de trois voies légales : le lien de famille, l'asile politique et le travail.


Ce cadre commun, Nicolas Sarkozy s'y inscrit alors volontiers, son objectif étant de ne pas se "pasquaïser" dans un rôle sécuritaire qui rendrait difficile une élection à la présidence de la République. La loi qu'il prépare comporte des mesures qui étaient dans les cartons de la gauche en 2002 : fusion des procédures d'asile, rétablissement du certificat d'hébergement. Les dispositions restrictives (durcissement des conditions du regroupement familial ou du statut de conjoint de Français, augmentation, de douze à trente-deux jours, de la durée de rétention des étrangers en voie d'être reconduits) sont camouflées par l'assouplissement du mécanisme de la "double peine" qui permet de renvoyer dans son pays d'origine un étranger après qu'il a purgé une peine de prison.

Durant les débats sur son projet de loi, Nicolas Sarkozy résiste aux éléments les plus à droite de sa majorité et de son ministère, qui veulent notamment supprimer les mécanismes de régularisation individuelle et permanente mis en place depuis 1998. En effet, grâce à ces procédures, M. Sarkozy a pu régler avec succès un mouvement de grève de sans-papiers qui s'était développé en Seine-Saint-Denis. Aussi se garde-t-il de les supprimer.

SÉDUIRE L'EXTRÊME DROITE


Le revirement qui se produit lors de la convention UMP du 9 juin 2005 est d'autant plus frappant. M. Sarkozy ne veut plus entendre parler de mécanisme de régularisation automatique, désormais présenté comme une incitation à la criminalité. De même, il annonce vouloir "passer d'une immigration subie à une immigration choisie", en instituant un système de quotas permettant de limiter l'immigration fondée sur des droits, comme l'immigration familiale. Pourquoi ce changement de cap ? Nicolas Sarkozy est impatient et les résultats de son action se font attendre. Il a d'abord fallu un an et demi entre son arrivée au ministère et la promulgation de sa loi, en novembre 2003. Puis il a fallu attendre les décrets d'application. Du coup, entre 2001, dernière année de la gauche au pouvoir, et 2004, l'immigration familiale a progressé de 41 % tandis que l'immigration de travail a baissé de 26 % (de 9 244 à 6 906).

Mais ce qui l'inquiète davantage est la concurrence dangereuse qui s'est développée dans la perspective de l'élection présidentielle de 2007. Quand Dominique de Villepin devient ministre de l'intérieur en 2004, il juge trop laxiste la politique de M. Sarkozy. Il demande à un haut fonctionnaire, Maxime Tandonnet, dont M. Sarkozy avait écarté les idées en 2002, de préparer des propositions pour une "rupture" et une "plus grande maîtrise" de l'immigration. Dans son rapport remis fin 2004, M. Tandonnet reprend la distinction entre l'immigration subie et l'immigration choisie. Considérant que "l'immigration représente un enjeu vital pour l'unité nationale et la stabilité de l'Etat", il soutient la définition de quotas d'immigration ou encore la fin du mécanisme de régularisation après dix ans de séjour. Mais la plupart de ses propositions sont rejetées par M. de Villepin, qui les juge contre-productives, inapplicables ou inconstitutionnelles.

M. Sarkozy, qui a craint que Dominique de Villepin ne le "double sur sa droite", décide d'enfourcher le cheval de la rupture lancé par son concurrent.

Il pouvait attendre les effets de sa loi de novembre 2003 qui commençaient à se faire sentir : baisse de la demande d'asile (- 15 % en 2005, - 38 % en 2006) ; recul des regroupements familiaux (- 30 % entre 2003 et 2006). Mais non : il veut une nouvelle loi, qui permette de polariser et de cliver l'opinion publique. La politique d'immigration, initialement censée séduire la gauche libérale, devient un moyen de séduction de l'extrême droite. Avec "l'immigration choisie", il vend à l'électeur une ouverture à l'immigration de travail qui satisfait les entreprises, en échange d'un ciblage de la "mauvaise" immigration pourtant légale et contrôlée, venue de Méditerranée ou d'Afrique.

Les lois de 2006 sont la première illustration - partielle - de sa nouvelle approche, car M. Sarkozy n'a pas réussi à convaincre complètement MM. Chirac et Villepin. Ainsi les lois du 24 juillet et du 14 novembre suppriment le droit à régularisation après dix ans de séjour irrégulier, durcissent encore les conditions du regroupement familial, renforcent le contrôle des mariages à l'étranger, allongent le délai d'obtention de la nationalité française pour les conjoints étrangers, mettent enfin l'accent sur les "compétences et talents" que l'on souhaite attirer en leur attribuant au plus vite une carte de séjour valable trois ans. Le reste du programme est inscrit dans les promesses de la campagne présidentielle de 2007 et mis en oeuvre depuis.

Le Monde

Une voiture incendiée près d'une synagogue de Toulouse

Par uat :: 06/01/2009 à 13:39 :: Revue de presse
Une voiture incendiée près d'une synagogue de Toulouse
06.01.09 | 00h57

Une voiture a été incendiée après avoir été lancée contre la grille d'une synagogue d'un quartier périphérique de Toulouse, près de laquelle a été découverte un autre véhicule contenant des coktails molotov dans la nuit de lundi à mardi, a-t-on indiqué auprès de la préfecture de la Haute-Garonne.

Vers 21H40, "une voiture a été, semble-t-il projetée, sur la grille de la synagogue de la partie résidentielle de ce quartier sensible", a indiqué à l'AFP la directrice de cabinet de la préfecture, Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, ajoutant qu'un cocktail Molotov a été lancé sur le véhicule.

"Personne n'a été blessé dans l'incendie qui n'a pas été revendiqué", a précisé la directrice de cabinet.

Un rabbin de la communauté juive de Toulouse donnait un enseignement à des adultes à l'intérieur de la synagogue, équipée d'un système de vidéo-surveillance, quand l'incident s'est produit, a-t-on indiqué de même source.

Ce sont des voisins du lieu de culte qui ont donné l'alerte, selon Mme Baudouin-Clerc qui a ajouté qu'un "second véhicule a été découvert non loin avec à l'intérieur trois cocktails Molotov" non utilisés. Une des premières hypothèses des enquêteurs semble conclure que "les auteurs ont été dérangés vraisemblablement par une alarme", a-t-elle poursuivi.

Le parquet, saisi de l'affaire, devrait désigner le service régional de police judiciaire pour suivre l'enquête.

Rome sous l'empire de la haine

Par uat :: 31/10/2008 à 9:27 :: Revue de presse
http://www.liberation.fr/monde/010182066-rome-sous-l-empire-de-la-haine

Après l'attaque, à la mi-mai, d'un camp de nomades dans la banlieue de Naples, c'est au tour de Rome de connaître la fièvre xénophobe et à la brutalité politique. A seulement trois jours d'intervalle, deux épisodes de violence viennent en effet alimenter la crainte d'une vague d'agressions dans la capitale italienne et ont fait monter d'un cran le climat de tension après l'élection le 28 avril de Gianni Alemanno, un postfasciste, au fauteuil de maire et le retour de la droite dure et berlusconienne aux affaires du pays quinze jours plus tôt.

Dans les rues de la capitale

Samedi dernier, le quartier populaire du Pigneto a ainsi été le théâtre d'une chasse à l'immigré. Aux cris de «sales étrangers» et de «bâtards», une vingtaine de jeunes couverts de foulards - l'un orné, semble-t-il, d'une croix gammée - ont effectué un raid punitif contre un commerçant originaire du Bangladesh qui a été blessé à coups de bâton. Lors de l'assaut, les vitrines de plusieurs boutiques tenues par des étrangers ont également été cassées.

Mardi, c'est une bataille rangée entre des militants d'extrême gauche et plusieurs activistes néofascistes à l'université de la Sapienza à Rome qui a ravivé le spectre des années 70 - lorsque les groupuscules radicaux se déclaraient la guerre avant de sombrer dans le terrorisme. Découvrant que les jeunes membres des collectifs antifascistes recouvraient leurs affiches d'autres manifestes, quatre militants de Forza Nuova sont partis à l'assaut.

Au terme de la rixe, à coups de bâtons et de barres de fer, les policiers arrivés sur les lieux ont procédé à six interpellations et relevé quatre blessés.

Un climat national

La gauche dénonce «un climat délétère qui alimente l'intolérance et la xénophobie», alors que la majorité sortie des urnes en avril a fait campagne sur la tolérance zéro contre l'immigration clandestine et que certains responsables, de la Ligue du Nord se sont laissés aller à des déclarations racistes. A l'inverse, la droite invite à ne pas politiser les incidents, d'autant que le chef de l'expédition dans le quartier du Pigneto, qui a été interpellé jeudi, porte un tatouage du Che sur le bras et affirme être «ni de droite ni de gauche». Dario Chianelli a assuré qu'il s'agissait d'un règlement de compte personnel avec le commerçant et soutenu que «la politique et le racisme n'avaient rien à voir». Il a néanmoins prétendu qu'il ne connaissait pas les «jeunes qui étaient avec [lui]». «C'est une erreur de nier et de sous-estimer le sale climat actuel», a répondu Walter Veltroni, le leader de l'opposition qui considère que «la majorité de centre droit minimise le risque». Ce cas «démontre que la xénophobie a ouvert une brèche à gauche», s'inquiète le vert Paolo Cento.

«Phrases honteuses»

De son côté, le nouveau maire de Rome, Gianni Alemanno joue alternativement au pompier et au pyromane. Il a ainsi immédiatement et fermement condamné les attaques et promis que la ville participera à l'indemnisation des commerçants : «le raid et l'agression sont d'une gravité inouïe», a-t-il commenté. «Les coupables devront être punis de manière exemplaire.» Mais, dans le même temps, il s'en est pris à la gauche accusée de vouloir instrumentaliser l'affaire à des fins politiques. A propos des violences à la Sapienza, il a stigmatisé des «affrontements entre imbéciles hors du temps et de l'histoire».

Mais le même Alemanno a également proposé de nommer plusieurs rues de la capitale d'après des hommes politiques du siècle dernier, parmi lesquels son ancien mentor Giorgio Almirante, ex-membre de la République sociale de Saló (Etat fasciste du centre et du nord de l'Italie fondé par Mussolini) et fondateur du néofasciste Mouvement social italien (MSI). Rappelant les collaborations, en 1942, de ce dernier à la revue antisémite La défense de la race, la communauté juive de Rome a vivement critiqué cette initiative. Tout en louant l'engagement démocratique d'Almirante après-guerre, le président (Alliance nationale, ex-MSI) de la Chambre des députés, Gianfranco Fini, qui a abjuré le fascisme, a par ailleurs condamné les articles dans lesquels Almirante affirmait que «le racisme doit être la nourriture de tous [.]. Autrement nous finirons par faire le jeu des métis et des juifs». «Je dis sans hésitation que ce sont des phrases honteuses», a commenté Fini.

Son lieutenant, Gianni Alemanno, qui porte toujours une croix celtique au cou, n'a pourtant pas abandonné son projet de lui attribuer une rue. Il a simplement concédé «qu'il cherchera une confrontation claire afin d'obtenir le consensus de la communauté juive pour consacrer une via Almirante». Avant de rectifier mercredi : «Nous n'avons jamais pensé déléguer la question à la communauté juive, c'est moi qui décide.»

La menace de l'ultra-droite est toujours présente aux Etats-Unis

Par uat :: 31/10/2008 à 8:28 :: Au delà de Midi-Pyrénées
Les deux individus interpellés mardi ont été présentés par les autorités américaines commes des néonazis. Ils auraient eu pour but de tuer 88 Noirs, d'en décapiter 14 autres puis d'assassiner Obama habillés en smoking blanc et en haut-de-forme.
AP
Les deux individus interpellés mardi ont été présentés par les autorités américaines comme des néonazis.

L'arrestation de deux individus qui auraient planifié l'assassinat de Barack Obama est venue rappeler, à moins d'une semaine du scrutin présidentiel, que l'accession d'un Noir à la Maison Blanche reste inconcevable pour une partie de l'Amérique. Officiellement, Daniel Cowart et Paul Schlesselman ont été arrêtés pour "menaces contre un candidat à la présidence", "possession illégale d'arme à feu" et "complot pour vol d'arme".


Les deux individus interpellés mardi ont été présentés par les autorités américaines commes des néonazis. Ils auraient eu pour but de tuer 88 Noirs, d'en décapiter 14 autres puis d'assassiner Obama, habillés en smoking blanc et en haut-de-forme. Les chiffres évoqués dans leur plan – 14 et 88 – font clairement référence à la mouvance White Power (pouvoir blanc). Quatorze renvoit à un slogan raciste de quatorze mots – "Nous devons protéger la survie de notre race et l'avenir des enfants blancs" –, et le 88 au salut hitlérien – Heil Hitler –, "h" étant la huitième lettre de l'alphabet. Aux Etats-Unis, ces deux références sont étroitement liées à un groupuscule néonazi en particulier, appelé The Order.

L'EXTRÊME-DROITE ARMÉE SE REMOBILISE

"La connexion avec The Order est évidente, estime le journaliste James Ridgeway, qui a consacré plusieurs livres et un documentaire à l'extrême-droite américaine. Les soit-disants quatorze mots ont été inventés par David Lane, un membre de The Order. Dans le milieu suprémaciste blanc, 14-88 est un code pour exprimer l'allégéance pour les idées de Lane et de The Order, qui voulaient préserver 'la race aryenne' aux Etats-Unis."

L'ensemble de la mouvance armée d'extrême-droite américaine, composée de groupuscules plus ou moins puissants pendant les années 1980 comme le Ku Klux Klan, la Nation aryenne ou l'Alliance nationale, a tenté de se regrouper sous une seule banière avant de perdre progressivement de son influence, explique Ridgeway. Mais aujourd'hui, avec la possibilité qu'un Noir soit élu à la présidence du pays, "certains sont clairement en train de se remobiliser", ajoute-t-il.

"La Nation aryenne ou The Order ont pu organiser avec succès pendant des années des attaques de fourgons blindés, assassiner Alan Berg [animateur de télévision abattu à Denver] ou préparer l'attentat d'Oklahoma City en 1995", rappelle Roger Martin, auteur notamment d'AmeriKKKa : Voyage en Amérique fasciste, spécialiste français de l'ultra-droite américaine. Aujourd'hui, il estime que "cette frange extrême, armée et prête à passer aux actes, continue à compter, bon an mal an, de 50 000 à 75 000 militants".

LES NÉONAZIS VEULENT UNE "POLITIQUE DU PIRE"

En revanche, il ne croit pas que les récentes tentatives d'assassinat contre Obama soient le fait de ces groupuscules. "Les deux tentatives étaient maladroites et inefficaces et ne viennent pas des milieux d'ultra-droite organisés. Au contraire, ceux-ci souhaitent qu'Obama soit élu et font même campagne en sous-main pour que leurs partisans votent pour lui". Se basant sur les propos de Tom Metzger, le fondateur du mouvement néonazi White Aryan Resistance, Roger Martin pense qu'ils veulent avant tout "une politique du pire". L'élection d'Obama exacerberait les divisions chez les républicains et fournirait de nombreux sympathisants à ces groupes. 

Obama, protégé par les services secrets, estime que  "ces groupes haineux ont été marginalisés. Ce n'est pas l'Amérique. Ce n'est pas notre avenir". Mais le Southern poverty law center, une organisation de défense des droits civils qui a recensé 888 "groupes de haine" aux Etats-Unis en 2007, la période actuelle de crise économique et de restructuration de la mouvance néonazie est "dangereuse". Roger Martin est du même avis : "L'évolution de la situation mondiale, qui déroute incroyablement le peuple américain, risque de pousser de nombreux petits Blancs et travailleurs frappés par la crise à tendre l'oreille aux sirènes fascisantes", craint le chercheur.

SOUND SYSTEM du 18/10/2008

Par uat :: 15/10/2008 à 15:33 :: Général

L'extrême droite drague les basanés.

Par uat :: 27/09/2008 à 10:07 :: Analyse
L'extrême droite drague les basanés.

Aujourd’hui le Front National courtise les arabes et les noirs après les avoir stigmatisés. Après que Sarkozy lui a dérobé son fond de commerce raciste, pour s'imposer à la tête du parti, Marine Le Pen, l’Héritière ajuste sa stratégie de communication à destination des Quartiers. Elle joue sur la totale perte de confiance à l’égard des partis politiques pour apparaître auprès des habitants comme la réponse politique à leurs problèmes. Finies les ratonnades ! Le nouveau FN se veut contestataire aux côtés de la France des Quartiers. Fût-elle d'origine immigrée ! On change de message. On refait l'histoire. Le FN n'a jamais encouragé les crimes racistes ! Aux oubliettes les slogans du parti: « Mettez les voiles », « Touche pas à mon peuple », islamisation de la France...

Grand architecte de cette ligne tordue, directeur de campagne du leader frontiste, Alain Soral,déplore la perte de l'empire colonial et le métissage résultant de « l'immigration de masse ». Toutefois il affirme qu’il faut faire avec… « on ne peut pas les rejeter physiquement à la mer ». Son appel au vote des cibles traditionnelles de l'extrême droite, repose sur la folle idée que les banlieusard-e-s et/ou immigré-e-s préfèrent le franc-parler d'un Le Pen à la langue de bois des politiques.

Soral diffuse son message via la nébuleuse constituée autour de Dieudonné. « La Banlieue S'exprime », proche du comique, a appelé à voter Le Pen. le théâtre de la Main d'Or de Dieudonné, quartier général de cette mouvance, est le point de rencontre de sympathisants FN et de militants d’extrême droite de tous poils qui se prétendent porte-paroles de la France des Quartiers.

Le plus médiatisé, Kemi Seba, ancien leader du groupuscule « la Tribu Ka » jusqu’à peu de temps défendait la supériorité de la « race noire », dénonçait le métissage et ne cachait pas sa haine du Blanc, de l’Arabe, du Juif...

Le peu d’échos de son discours l’a conduit à le modifier. Dans le but d’élargir son audience il s’est récemment
déclaré converti à l’islam après l’avoir qualifié de religion colonisatrice et d’esclavagiste. Kemi Seba affirme toujours défendre les noirs… tout en serrant la main à une organisation néo-nazie, la Droite Socialiste qui pratique la chasse aux Basanés !

Fred Hampton, leader des Black Panthers assassiné par la Police, affirmait déjà en 1969 :
« Ils te diront de quelle partie de l'Afrique proviennent tes os, avec des mots que tu ne pourras pas même prononcer. (…) Ils vont t'asséner toute leur science, ils sont spécialistes de ça. Mais n'oublie pas qu'ils font tout ça parce qu'ils comptent en tirer un profit. »

Le Mouvement des Damnés de l'Impérialisme (MDI) que préside Kemi Seba revendique l’ethnodifférentialisme.
Ce concept prône un racisme non plus biologique mais culturel et soutient que les cultures seraient mises en danger par le métissage. Un autre groupe, « Banlieue Anti-Système » (BAS),du même acabit s'affiche également aux côtés de Soral et de son association « Égalité et Réconciliation », au théâtre de la Main d'Or.
Ce qui fédère les partisans de la séparation raciale est que, de l’esclavage à « l’immigration », sans oublier le 11 septembre 2001 serait le fruit d’un Grand Complot fomenté par les Juifs. Après la seconde Intifada, ils se sont saisi de la vague pro-palestinienne pour débouler dans les Quartiers. Les militants de la cause palestinienne, déjà confrontés aux agressions des milices sionistes du Bétar et de la Ligue de Défense Juive, voient ainsi leurs actions et leur discours parasités par cette nouvelle extrême droite.

Jamais Dieudonné et ses amis ne s'inquiètent de mener un combat aux côtés d’activistes ouvertement racistes qui ne se suffisent pas de discours sur Internet mais passent à l'action violente. Ils sont les parfaits « idiots utiles » d'une stratégie de la tension conçue par une partie de l’extrême droite. Prenant au mot la volonté de retour en Afrique de Kemi Seba, et utilisant son discours racialiste, Soral et d'autres radicaux veulent poser les bases d'un futur conflit racial. Une stratégie importée de l’extrême-droite américaine ! Un comble pour ceux-là même qui vomissent tout ce qui vient des États-Unis !

Ces fantoches au discours haineux nourrissent le fantasme de l’islamisation-colonisation de l’Europe et de l’imminente menace noire avec ces fameuses « bandes ethniques » des révoltes de 2005. L'omniprésence de cette nouvelle extrême droite sur Internet coïncide avec l'augmentation des agressions à caractère raciste. Ceux qui agressent les noirs, arabes et musulmans sont ceux-là même qui encouragent des mouvements tels que le MDI et B.A.S. et se servent de ce qui reste de Dieudonné dans nos mémoires pour nous amadouer. En agissant ainsi ils participent à la marginalisation et la stigmatisation politique des Banlieues. Politiquement ils ne pèsent rien, mais le danger est dans la résonance possible de leurs discours dans les Quartiers. Il est assez étrange que les Autorités les laissent librement agir alors que jusqu’à ce jour les luttes pour la Justice et l’Egalité, issues de ces mêmes Quartiers, ont toujours été durement réprimées. L’assimilation de cette nouvelle extrême droite aux luttes issues de l’Immigration et des Quartiers en est le plus grand danger.

En effet Fred Hampton rappelait que « Nous devons ouvrir les yeux sur le fait que certains disent que c’est avec le feu qu’on combat le mieux le feu, mais nous disons que c’est avec l’eau qu’on éteint le mieux le feu. Nous disons qu’on ne combat pas le racisme avec le racisme. Nous allons combattre le racisme avec la solidarité (…) Nous n’allons pas combattre les porcs réactionnaires qui courent les rues en étant nous aussi des réactionnaires. »

Cette manipulation a un double intérêt pour les suprématistes blancs : obtenir une adhésion massive des quartiers à ce nouveau discours identitaire et impulser une spirale de violence Raciale. Mais surtout il s’agit de diffuser leurs idées par des « basanés » pour que ces discours soient entendus par les populations immigrées.

En effet, si un blanc parle de « danger juif » et celui du mélange des races et de la nécessité de rapatrier tous les noirs, son message est condamné. Tenu par un noir, ce discours est davantage écouté avant d'être jugé irrecevable. Leurs idées circulent. Après « le bruit et l'odeur », SOS Racisme, Ni Pute Ni Soumise, Fadela Amara, les charters de la Droite et de la Gauche, voici venir les supplétifs basanés de l’extrême droite !

L’ennemi de mon ennemi n’est pas mon ami !


http://fsqp.free.fr/txt/dragueextremedroite2.pdf

Information sur la symbolique de l'extrême-droite

Par uat :: 27/09/2008 à 9:58 :: Analyse
Vous pouvez trouver ce tract sur le blog du SCALP Limoges qui reprend son activité après des vacances sur le web mais pas dans la rue!!!

http://scalp87.over-blog.com/

Lien pour télécharger le tract au format PDF :
http://www.partage-facile.com/136781-info_antifa_scalp.pdf.html

N'hésitez pas à vous rendre ici http://actionantifa.over-blog.org (les explications pour chaque symbole viennent de ce site)

Texte du tract :
Voici un tract informatif sur les symboles utilisés par les mouvances d’extrême-droite (néo-nazis, fascistes, et tous les courants qu'elle comporte). Il ne s'agit pas de faire de la pub à ces gens là mais bien d'informer sur ce qu'ils sont réellement : des ennemis déclarés qui pensent que les noirs sont des sous hommes, que l'Europe blanche doit être préservée, que l'Allemagne nazie est un exemple, que les camps d'exterminations n'ont jamais existé etc...

On pourrait classer leurs symboles en 2 catégories : les symboles ouvertement d'extrême-droite (référence directe au nazisme par exemple) et les symboles masqués (préférés par la majorité de ces individus qui ainsi pensent assumer leurs idées dans la rue alors que la majorité de la population ne comprend pas leurs symboles).Ce tract a pour objectif d'informer sur leur symbolique et ainsi les mettre face à leurs contradictions.
En gardant bien à l'esprit que dans beaucoup de cas cas ce sont des détournements de signes qui à la base n'ont rien à voir avec les mouvements d'extrême-droite, que ce soit des runes empruntées à la mythologie scandinave par exemple. Ces symboles concernent une partie très limitée des individus d'extrême-droite, essentiellement les boneheads (Skinheads Néo-Nazis). Il nous paraît nécessaire et évident de connaître son ennemi, pour mieux le combattre et l'isoler. Et n'oubliez pas que le plus dangereux politiquement ce n'est pas le bonehead tendant le bras dans un concert privé de 20 personnes mais plutôt le militant qui lui agit sur le terrain politique . La situation actuelle permet d'avoir une certaine marge avec ces individus, mais il y a des régions ou des pays où ce n'est pas le cas, les néo-nazis, fascistes, intégristes religieux, racistes, etc... radicaux et violents y sont organisés et beaucoup plus efficace. Pour empêcher de telles situations il faut agir politiquement et physiquement, au quotidien pour que les quelques nazillons, identitaires, etc... qui sillonent les rues n'aient aucune marge de manoeuvre et ne puissent pas s'organiser. Il faut bien se dire que si dans certains endroits il n'y a pas forcément de problèmes d'agressions racistes c'est aussi parce que la pression est maintenue sur ces individus qui se retrouvent isolés, non organisés et avec toujours une opposition radicale face à eux. Laisser des fascistes, des néo-nazis, des identitaires s'organiser et alors ils pourront mettre en application leurs fantasmes : ratonnades, agressions, propagande raciste, xénophobe, nationaliste etc etc...Avant de continuer sur la liste des symboles, sachez que le mouvement skinhead n'a rien de nazi, ce sont les boneheads qui sont une minorité dans ce mouvement et qui eux sont effectivement nazis. Mais comme ce tract n'a pas pour objectif de faire un historique du mouvement skinhead nous vous invitons à vous renseigner (que ce soit dans des livres ou sur internet) sur ce mouvement.

Un autre mouvement qui est par contre clairement d'extrême-droite c'est le mouvement identitaire. Là encore nous vous invitons à vous renseigner sur ce mouvement qui se veut clair en façade mais qui cache sa vraie nature.

Connaître son ennemi c'est bien, le combattre politiquement et physiquement c'est mieux.
Ci-dessous la liste (avec une explication rapide mais claire pour chaque symbole, les explications venant de ce site :
http://actionantifa.over-blog.org/pages/Liste_de_quelques_symboles_utilises_pas_les_nazis_et_les_fascistes-626530.html

L'alliance des extrémistes noirs et blancs

Par uat :: 27/09/2008 à 9:56 :: Analyse
Enquête
L'alliance des extrémistes noirs et blancs
LE MONDE | 23.09.08 | 15h17  •  Mis à jour le 23.09.08 | 18h48   
 

Kémi Séba, de son vrai nom Stellio Capo Chichi, attend le début de son procès, le 19 février 2008 au tribunal correctionnel de Paris. L'homme avait fait irruption sur la scène médiatique en mai 2006 en réalisant une descente spectaculaire dans le quartier juif historique de la rue des Rosiers (4e arrondissement). L'opération, qui avait rassemblé une vingtaine de militants noirs de son groupuscule, la Tribu Ka, n'avait pas débouché sur des violences mais avait conduit le ministre de l'intérieur à dissoudre l'organisation, en juillet 2006, pour "incitation à la haine raciale" et "antisémitisme".

Deux ans après, notre enquête montre que Kémi Séba, 27 ans, d'origine béninoise, né à Strasbourg, de son vrai nom Stellio Capo Chichi, a changé de stratégie mais continue son combat en multipliant les contacts et les initiatives avec des radicaux d'extrême droite et des mouvements religieux. Celui qui s'est longtemps fait appeler le "fara" (guide) cherche aussi, désormais, à capter le public des jeunes de banlieue en surfant sur les théories du complot.

Quantitativement, les forces de Kémi Séba, rassemblées au sein du Mouvement des damnés de l'impérialisme (MDI), dont il est le président, restent limitées. De source policière, on estime qu'il dispose d'un noyau dur de 80 militants sur l'ensemble de l'Ile-de-France et qu'il parvient à mobiliser jusqu'à une centaine de personnes dans ses meetings en banlieue et dans les métropoles françaises. Le MDI, créé en mars 2008, pour prendre la relève de Génération Kémi Séba (GKS), lancée après la dissolution de la Tribu Ka, annonce, lui, sans plus de précisions, des "centaines de militants" et affiche une dizaine d'antennes régionales.

Initié à la politique au sein de Nation of Islam, à la fin des années 1990, Kémi Séba a abandonné ses prises de position les plus radicales sur la suprématie des Noirs. Alors qu'il dénonçait violemment les "leucodermes" (les Blancs), il s'adresse désormais à l'ensemble des "déshérités" et des "opprimés". Son discours s'est adouci, au moins en apparence. "Je ne crois plus que l'homme blanc est le diable", affirmait-t-il ainsi en août au site musulman Saphirnews.com.

Plus de référence à la suprématie des Noirs mais une vision "ethno-différencialiste", selon ses termes, qui marque son refus du métissage et des politiques d'intégration : Kémi Séba met en avant la défense de la "fierté raciale" et des "identités" qu'il faudrait protéger du cosmopolitisme. Une démarche observée avec intérêt, depuis le début, par l'extrême droite radicale. Comme Renouveau français, qui avait salué son "courage politique" en 2006. Ou le site Internet Vox-NR (pour "nationaliste révolutionnaire") qui se fait le relais du MDI pour l'organisation de réunions publiques.

Plus inquiétant, Kémi Séba a participé à une manifestation commune, contre la présence des troupes françaises à l'étranger, le 8 mai, avec un groupuscule "nationaliste-socialiste" d'une trentaine de personnes, appelé la Droite socialiste. Une structure au profil trouble : au début du mois de juin, des proches de cette organisation, qui avaient assuré son service d'ordre, ont été mis en examen pour avoir participé à une fusillade dans l'Essonne. Trente-cinq balles avaient été tirées avec un fusil mitrailleur dans des quartiers populaires de Saint-Michel-sur-Orge pour venger un des membres du groupe, victime d'agressions dans son lycée (Le Monde du 4 juin).

Le MDI assume cette position "différentialiste", parallèle à celle défendue par l'humoriste Dieudonné, dont il a été proche, qui s'est, lui, rapproché de Jean-Marie Le Pen. "Le nationalisme n'est pas mon ennemi (...). Tous les mouvements nationalistes noirs se sont alliés à des gens qui voulaient vivre et protéger leur peuple", explique au Monde Kémi Séba, dans un kébab à Paris, entouré de cinq militants et gardes du corps. Un positionnement qui intéresse les deux extrêmes : la France aux Français, d'un côté ; l'Afrique aux Africains, de l'autre. "On assiste à un processus de rapprochement entre suprématistes blancs et noirs. Même si leurs agendas politiques sont aux antipodes, ils se retrouvent dans une alliance des antisystème", analyse Jean-Yves Camus, politologue, chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

Kémi Séba entend s'appuyer sur le rejet du "système" tangible au sein d'une partie de la jeunesse de banlieue. Après les émeutes à Villiers-le-Bel, en novembre 2007, il s'était rendu sur place pour tenter d'exploiter le ressentiment né de la mort de deux jeunes dans un accident avec une voiture de police.

Ces derniers mois, ses militants ont aussi cherché à investir le 19e arrondissement, lieu de tensions entre communautés, où une partie des jeunes expriment leur colère face au traitement médiatique et politique, perçu comme déséquilibré, de l'antisémitisme. "A chaque fois qu'un jeune noir est victime d'une "ratonnade" ou d'une "bavure", Kémi Séba tente d'en profiter. Mais, pour l'instant, on ne peut pas dire que cela a fait un carton", relève un responsable des services de renseignement intérieur. Des rencontres ont ainsi eu lieu, ces derniers mois, à Stains, Bondy, Lyon et Marseille.

Un groupuscule, appelé Banlieue anti-système (BAS), a également vu le jour fin 2007 pour relayer sa parole dans les quartiers sensibles. Dirigé par deux jeunes femmes, BAS a notamment conduit une opération, en juin, contre la radio Générations 88.2, très influente en banlieue, pour dénoncer la mainmise des majors sur le rap "hardcore". Et porter, au-delà, un discours violent contre l'"hydre" "sioniste" et "mondialiste". Une démarche globale saluée sur des sites d'extrême droite, comme celui d'Alain Soral, un transfuge du Parti communiste, devenu conseiller de Jean-Marie Le Pen et défenseur du "gaucho-lepénisme".

BAS a fusionné, début septembre, avec le MDI, et participé à la naissance des Jeunesses Kémi Séba. Lesquelles sont très virulentes : "Aujourd'hui, Jeunesse Kémi Séba, n'ayons pas peur des mots, c'est la jeunesse (...) qui veut prendre les armes pour abattre radicalement le système, qui veut prendre les armes pour éradiquer une bonne fois pour toutes le sionisme", explique ainsi sa porte-parole dans une vidéo.

Luc bronner

Balma : deux mineurs soupçonnés de dégradations et de tags néonazis

Par uat :: 26/09/2008 à 9:48 :: Revue de presse

Balma : deux mineurs soupçonnés de dégradations et de tags néonazis

Dégradations. Durant le week-end, une école primaire a été saccagée. Deux copains ont été arrêtés hier.

Deux adolescents de 16 ans ont été interpellés hier par les gendarmes. Ces jeunes habitants de Balma seraient les auteurs d'une folle expédition menée dans la nuit de vendredi à samedi pas très loin de leurs domiciles, dans les locaux de l'école Saint-Exupéry. Dans la nuit, des « visiteurs » ont forcé un accès de cette école primaire et se sont déchaînés. De la peinture a été répandue un peu partout, des équipements pédagogiques ont été dégradés, des ordinateurs cassés… Et lors de la découverte des faits samedi matin, les employés de la ville ont trouvé des croix gammées et des slogans d'extrême-droite peints sur les murs extérieurs et dans des classes ! Une curieuse « signature » qui a immédiatement interpellé le parquet. La section recherche de la gendarmerie a été chargée de l'enquête en collaboration avec les unités du groupement. L'hypothèse politique n'a pas résisté aux investigations et aux minutieuses constatations techniques. Les deux garçons, issus de familles pas particulièrement en difficulté selon un élu ont été placés en garde à vue hier. « Rien n'est excusable, estime le maire de Balma Alain Fillola mais je ne crois pas qu'ils aient vraiment réfléchi à ce qu'ils faisaient… En tout cas, la gendarmerie a réalisé un superbe travail ». Comme les équipes municipales qui ont tout nettoyé en 48 heures pour permettre la réouverture dès lundi de l'école comme si rien ne s'était passé.

Le retour de l'ultra droite toulousaine

Par uat :: 13/09/2008 à 13:40 :: Revue de presse
Le retour de l'ultra droite toulousaine

Société. À droite de l'extrême droite, les groupuscules s'agitent et passent à l'action. Actes racistes et agressions se sont multipliés ces derniers temps.
J.-J. R. | 13 Septembre 2008 | 08h39


De gravité variable mais d'une bêtise constante, les exactions de groupuscules fascistes ou néo-nazis - ou les deux - se multiplient ces derniers temps. Incendie de la mosquée de Colomiers, floraison d'autocollants à caractère raciste sur les murs et feux de signalisation de Toulouse, tag incitant à la haine raciale tout récemment bombé sur le perron de la Bourse du travail, création d'une section de « Renouveau français » à Toulouse ou encore descente de skinheads à la fin du concert des Stray Cats à Tournefeuille… les fachos ont des fourmis dans les battes. Le marigot de l'ultra droite s'agite. Un printemps que Jean-Yves Camus, politologue et spécialiste de l'extrême droite conseille de ne pas sous-estimer, même s'il reste marginal (lire par ailleurs).

Certes, la crise économique a de tout temps fait le lit de l'extrême droite. Mais le crépuscule du Front national explique sans doute mieux la prolifération brune. Non contents de ne jamais lui avoir pardonné une participation à la « mascarade » électorale, ses plus radicaux sujets lui reprochent d'avoir accepté, au final, l'idée qu'on est Français par adhésion et non en raison d'une appartenance ethnique du genre Gaulois blanc. Du coup, ils ont quitté le navire frontiste pour se réfugier dans une mouvance aussi virulente qu'émiettée.

Par ailleurs, observe Jean-Yves Camus, les attentats du 11 septembre 2001 ont eux aussi modifié la donne. « C'est un point de clivage. Ils ont fait naître deux courants : une frange d'ultra droite islamophobe qui considère l'islam comme le danger numéro un ; et une frange qui pense que le danger numéro un c'est la mondialisation à travers la domination des États-Unis et d'Israël. Paradoxalement ils sont donc plutôt pro-Syriens et pro-Iraniens. »

Ces deux tendances, on les retrouve effectivement sur les autocollants du Bloc identitaire et de Jeunesses identitaires qui salissent depuis quelques semaines les murs et feux de signalisation toulousains. On y voit cette double revendication purement nationaliste : « Face à la mondialisation, faisons bloc ! », et raciste : « C'est parce que je suis blanche que tu m'insultes ? » Édifiant.

L'apprenti nazi condamné

Benjamin déteste « les Juifs, les Noirs, les Arabes, les Jaunes… ». Entre son petit boulot de lavage de voiture et sa chambre chez ses parents, il ressasse sa haine sur son ordinateur. Sur un CD, il encense ses héros, notamment Hitler. Il réclame « qu'on crame les races dégénérées », explique la nécessité d'un dictionnaire à usage de tous les racistes « afin qu'ils parlent entre eux en langage codé ». Et, réfléchissant à une « organisation », il édicte « 10 leçons » pour devenir comme lui « un parfait nazi ». Il a 20 ans tout juste, Benjamin. Et déjà un casier judiciaire chargé : vols, violences… Sans oublier l'acte indispensable, par les temps qui courent, à tous les crétins de son genre : la dégradation de sépultures.

Tout cela lui a valu des condamnations devant le tribunal des mineurs. Mais mardi, c'était devant celui de grande instance de Toulouse qu'il comparaissait, poursuivi pour incitation à la haine raciale et apologie de crimes. Car, récemment interpellé à la suite d'un vol, les policiers, en perquisitionnant, ont saisi chez lui le fameux CD. Dûment orné de croix gammées et d'insignes fascistes, bien sûr. « Tout cela, je ne le pense pas », dira Benjamin à la barre où il assurait lui-même sa défense. En ajoutant « Ce sont des bêtises de jeunesse ». Le problème, c'est que ses copains, à qui il a fait « admirer » son CD estiment, eux, que Benjamin est un au contraire, un « mordu ». Un type « bien avancé dans l'extrémisme », précisera même l'un d'entre eux aux enquêteurs.Le tribunal lui a donné au choix : « 2 mois de prison ou un stage de citoyenneté, de 48 heures, et à ses frais». Il a choisi le stage…
Qui sont-ils ?

Renouveau français. Renouveau français appartient à la frange « néofasciste », explique le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite. Ses membres ont en commun d'être jeunes, et d'être pour la plupart des dissidents du Front national de la jeunesse, reprochant au parti de Jean-Marie Le Pen un certain manque de punch. Renouveau français a ouvert une section à Toulouse il y a quelques mois. Le site internet du groupuscule affiche clairement la couleur de sa pensée nationaliste. Ennemi de la démocratie, il vante le rôle central de l'église dans un état nationaliste, dénonce l'avortement avec force photo immonde de fœtus sanguinolent, et fourbit ses symboles : la croix celtique, la fleur de lys, le glaive et le sacré-cœur.

Leurs activités toulousaines se résument pour l'instant à placader des autocollants de propagande à Toulouse et ses environs. Ils organisent aussi des journées de débat.

Bloc identitaire, Jeunesses identitaires. Bonnet brun et brun bonnet tricotés sur les rebuts de l'Unité radicale, ce mouvement dissous par décret pour idéologie raciste, discriminatoire et antisémite. Souvenez-vous : Maxime Brunerie, l'auteur de la tentative d'assassinat à la 22 long rifle contre Jacques Chirac, faisait partie de l'Unité radicale. Et du MNR de Bruno Mégret. L'Unité radicale était née en 1998 de l'agglomérat de plusieurs factions néo-nazies ou ultranationalistes comme le GUD (Groupe union défense), l'Union des cercles résistance, auquel s'étaient joints des dirigeants de l'Oeuvre française et du Parti national français et européens.

Languedoc War. Ce groupuscule n'a eu qu'une existence éphémère mais active. Ses membres sont les auteurs (présumés puisque l'affaire n'est pas encore jugée) de l'incendie criminel de la mosquée de Colomiers.
3 questions à…
Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite (1)

À quoi est due cette résurgence de groupuscules d'ultradroite ?

C'est une mouvance qui fait partie de celles qui se sont créées à droite du Front national. La frange extrême de l'extrême droite. Elle est composée de jeunes gens qui trouvaient que le discours sur l'identité nationale du FN a perdu de la vigueur en utilisant la voie électorale. Cette résurgence est la conséquence d'un FN en période de reflux, et de la mauvaise humeur des militants les plus radicaux. Et puis, c'est une vieille tradition : quand le contexte économique est difficile, l'extrême droite se développe.

Ces groupuscules passent désormais à l'action…

L'affichage, assez nouveau, est la conséquence d'un parti d'extrême droite qui se casse la figure. Quand on n'est plus dans le jeu électoral, il reste l'action. Exemple : les skinheads, responsables d'une série de passages à l'acte dans le Nord Pas-de-Calais et l'Alsace.

Faut-il s'inquiéter de cette agitation de l'ultra droite ?

Oui, bien évidemment. On sait que depuis quelques années les actions violentes contre les lieux de culte musulman sont commises par cette mouvance-là. Cela détériore les relations entre les citoyens. Il faut s'en inquiéter, même s'il faut rappeler que cette mouvance reste assez marginale - quelques centaines de militants - et relativiser l'ampleur du phénomène politique. Encore que… le Bloc identitaire a réalisé entre 2,5 et 3 % dans le Nord et à Nice aux dernières municipales. C'est une sous-culture à surveiller dans les années à venir.

(1) Jean-Yves Camus est politologue, chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques, auteur de plusieurs ouvrages sur l'extrême droite aux éditions Milan.
« Ils ont tabassé quatre personnes gratuitement »

L'après-concert des Stray Cats au Phare de Tournefeuille, le 6 septembre dernier, a lamentablement dégénéré. Alors que les spectateurs regagnaient leurs véhicules, des skinheads ont déferlé sur un groupe de jeunes gens (redskins ou skins de gauche pour la plupart et qu'ils connaissaient), sur le parking du supermarché Champion situé en face de la salle de concert.

Témoin de la scène, une jeune fille raconte : « Ils étaient six ou sept. Ils sont arrivés en courant, armés de matraques, de chaînes de vélo et de bouteilles. Crânes rasés, ils étaient vêtus de bombers kaki, de boots paramilitaires, de treillis. Ils ont tabassé quatre personnes, gratuitement, comme ça. C'était très long, ça a duré cinq bonnes minutes. A un moment, trois d'entre eux se sont acharnés sur une seule personne tombée au sol. » Selon elle, les skinheads étaient présents dans la salle de concert, au milieu d'un public compact, hétéroclite, mêlant jeunes et moins jeunes. Ils ont attendu la fin du show pour passer à l'acte. La jeune fille écarte un éventuel caractère raciste à la baston : aucune des victimes n'était noire ou arabe.

La police est arrivée après la bagarre, au moment où les skinheads déguerpissaient en voiture, laissant leurs victimes dans un sale état : l'un souffre d'une fracture du nez, les autres de contusions et coupures diverses ayant nécessité la pose de points de suture.
La mosquée incendiée

Ils voulaient fêter « dignement » l'anniversaire d'Adolf Hitler. Dans la nuit du 19 au 20 avril dernier, après avoir copieusement célébré leur funeste idole, les membres pas très futés du commando « Languedoc war » sont soupçonnés d'avoir mis le feu à la mosquée de Colomiers. L'incendie avait suscité un vif émoi dans la communauté musulmane. Dans l'attente de leur procès, les neuf hommes et femmes du Languedoc war se reconnaissent un point commun : une vénération sans bornes pour le régime et la politique nazis. Âgés de 18 à 27 ans, ils sont chauffeur-livreur, cuisinier, apprenti ou militaires. L'un d'entre eux, parachutiste au sein du 3e RPIMa de Carcassonne envisageait de devenir un élu du peuple : membre du Front national local, il figurait en position éligible - en septième place - sur la liste que le FN a présenté lors des dernières élections municipales à Carassonne. Avec l'interpellation de ses membres, Languedoc War a vécu.

Dans une autre affaire, l'un d'entre eux a été condamné début septembre à quatre mois de prison avec sursis et 2500 € de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel. Soupçonné d'avoir mis le feu à un kebab, du côté de la Barrière de Paris, il était poursuivi pour injures racistes.

La dépêche du midi

Pour nous contacter

Par uat :: 13/09/2008 à 11:09 :: Nous contacter
Pour nous contacter une adresse mail : antifa.toulouse@gmail.com

Merci d'être le plus précis possible dans votre demande. Celà fera gagner du temps à toutes et tous.

K-Listo - Antifasciste

Par uat :: 12/09/2008 à 9:23 :: Icono
Une petite vidéo de K-Listo. Le message nous parait assez clair !

http://www.dailymotion.com/video/x62u87_klisto-antifasciste_music

Télécharger nos affiches et autocollants

Par uat :: 12/09/2008 à 8:22 :: Matériel
Voilà, nos affiches et autocollants. Vous pouvez les télécharger pour les imprimer vous mêmes. Les affiches sont au format A3 (en .pdf - ouvrable avec acrobat reader). Les autocollants sont au format A4 déjà imposés (4 poses par A4) en .pdf également. Pas la peine de faire une impression sur votre imprimante. Allez directement chez un reprographe et présentez lui le fichier .pdf. Il est normalement capable de le traiter en direct.

Les affiches :
Pas de quartier pour les fascistes ! Pas de quartier pour les fascistes !
Face à l'extrême droite, riposte immédiate !
Ecrasons le fascisme et le racisme !
Union Antifasciste Toulousaine

Les autocollants :
Planche en A4 mix des 4 affiches



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