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Union Antifasciste Toulousaine

Communiqué
8 militants d'extrême-droite ont été arrêtés suite à l'incendie criminel de la mosquée de Colomiers.
La récente campagne d'autocollants des Jeunesses Identitaires et du Renouveau Français aperçus sur Colomiers et Toulouse ne nous laissaient que peu de doutes sur l'origine de cet acte.
Voici plusieurs mois que l'Union Antifasciste Toulousaine s'est créée et tente d'alerter la population sur la résurgence d'un activisme d'extrême droite. Les différentes agressions à caractère raciste, homophobe et politique intervenues depuis plus d'un an sur toulouse et ses environs le démontrent très clairement.
Le contexte raciste et sécuritaire (expulsions de sans-papiers, répression policière, fichage, etc...) tout comme la déliquescence du FN continuent d'offrir un terrain propice à l'activisme d'extrême-droite. Un groupuscule est mort, d'autres existent ou se créeront. La lutte antifasciste est plus que jamais d'actualité.
Restons mobilisés et déterminés ! Pas de répits face aux fascistes !
Jeudi 29 mai 2008, Union Antifasciste Toulousaine
antifa.toulouse@gmail.com
Jeudi soir 10 avril 2008, un militant antifasciste a de nouveau été victime d’une agression à Toulouse centre. Trois militants d’extrême droite clairement affirmés avaient visiblement choisi de suivre une figure militante « connue » avant de l’agresser à coup de chaine de moto. Résultat : 16 points de sutures et de belles plaies sur le visage.
Une série d’agressions racistes et fascistes
Rappelons aussi que le 28 septembre 2007, une syndicaliste étudiante de l’AGET tombe sur plusieurs nazillons qui lui gravent au cutter une croix gammée sur le bras... Cet acte particulièrement lache et révoltant s’inscrit dans une série d’agressions racistes et fascistes passée relativement inaperçue depuis maintenant deux ans : 2006 : un autre syndicaliste de l’AGET est agressé au cutter. 2006 : des manifestants anti-EPR sont la cible d’un groupe néo-nazis embusqués. 2006 : des militants antifascistes sont attaqués en plein concert à Arnaud Bernard. 2007 : deux passants d’origine africaine sont tabassés dans le quartier St. Pierre par plusieurs néo-nazis pendant que d’autres imitent les cris de singe...
Qui sont donc, ces « courageux » nazillons qui agissent principalement la nuit, à plusieurs, sur des cibles isolées ? Difficile de savoir car leurs actions ne sont évidemment pas revendiquées. Néanmoins, différents témoignages nous amènent à penser qu’une bande de jeunes a maintenant décidé de passer à l’action politique et violente. La récente campagne d’autocollants de Jeunesse identitaire et du Renouveau français sur Toulouse, nous laissent très peu de doute là-dessus.
Un climat général
Notons d’ailleurs, que cette résurgence des groupuscules néo-nazis en mal d’activisme n’est pas particulière à Toulouse. On peut aisément penser que le récent revers électoral du Front national va contribuer à pousser ses jeunes militantEs et sympathisantEs vers des terrains de luttes moins institutionnels et plus radicaux.
C’est aussi la récupération et l’application des idées du Front national par les gouvernements successifs ( expulsion des sans papiers, répression et criminalisation des luttes sociales, casse des droits sociaux ) qui devrait donner de l’assurance à ces différents groupes et les radicaliser un peu plus. Plus largement, on constate aussi que c’est toute l’Europe qui subit une recrudescence des organisations et idéologies fascisantes : meurtres et agressions de militants en Russie, en Tchéquie, en Italie et en Espagne...
Complaisance ou indolence ?
Toutes les plaintes déposées sont jusqu’à maintenant restées sans suite... Faut-il y voir de la négligeance policière ou alors une certaine bienveillance ? Mais il est vrai que le discours républicain de cette institution a généralement beaucoup de mal à trouver écho dans la réalité.
Dès à présent, nous appelons tous les antifascistes toulousains à se mobiliser et à diffuser cet appel le plus largement possible dans les quartiers toulousains (et notamment St Pierre et ses bars qui semblent disposés à les accepter). Même très confidentiels, nous aurions tort de sous estimer ces jeunes néo-nazis. Si Toulouse a toujours été une ville antifasciste, c’est parce que d’autres militantEs avant nous ont su s’engager au-delà des mots.
L’heure est donc à nouveau venue de leur faire comprendre très clairement que Jeunesse Identitaire et autres groupuscules fascisants n’ont pas leur place ici... ou ailleurs !
Pas de fasciste dans nos quartiers ! Pas de quartier pour les fascistes !
Pour toutes infos : Union Antifasciste Toulousaine : uat@laposte.net